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    Elethus prit son menton entre son pouce et son index pour la forcer à relever la tête.

    - Ne sois pas triste ma soeur. Nous sommes tous les deux à présent! Nous affronterons cette situations terrible ensemble. Nous trouverons l'assassin de père et nous remettrons l'Empire sur pied, tous les deux!

    Peppie ocha la tête sans grande conviction. Sa peine l'empêchait de se projeter dans l'avenir. Une seule envie l'obsédait et ne consistait qu'à se rouler en boule dans son lit pour oublier ces derniers horribles jours.

     

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    - D'ailleurs," reprit Elethus, "Orphéus a l'intention d'attribuer à des membres de la Garde la charge de retrouver, pourchasser et ramener mort ou vif l'auteur de l'attentat. En temps que futur Empereur j'ai évidemment le droit de donner mon mot à dire dans ce projet."

    Peppie approuva d'un signe de tête. Mais intérieurement une question l'obsédait. Pourchasser l'auteur du crime oui. Mais Peppie avait du mal à imaginer qu'il fût le seul véritable auteur de son attentat. En réalité, cela lui semblait bien plus logique, à la vue des risques pratiquement suicidaire qu'il avait prit, qu'il n'était pas grand chose de plus qu'un instrument.

    - Sache que je suis volontaire! L'informat-elle.

    Cette question était si obsédante que l'envie de s'en occuper elle même la faisait bouillonner.

     

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    - Je me doutais que tu y tiendrais... J'en avais un peu peur... Avoua Elethus.

    - Comment ça?

    - Peppie... J'ai failli te perdre en même temps que père! Tu aurais pu mourrir toi aussi ce soir là! Je n'ai pas tellement envie de te savoir à la poursuite de cet homme! Mais si c'est ton choix, je ferai de mon mieux pour que cette mission te sois confiée! Même si ça me terrifie!

    - Elethus je...

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    Il l'attira brusquement contre lui, coupant court à sa tentative de lui parler.

    - Je suis heureux de te retrouver Peppie! Peu importe les circonstances! J'espère pouvoir te garder auprès de moi aussi longtemps que durera mon règne!

     

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    Peppie lui rendit son étreinte, bien que timidement. Même si cette étreinte fraternelle lui faisait plaisir et chassait légèrement sa tristesse et son abattement, quelque chose la mettait mal à l'aise. Elle avait du mal à reconnaître dans l'homme qui lui faisait face le petit frère qu'elle avait quitté des années plus tôt.


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