
Elle soupira puis reporta à nouveau son regard sur la porte de la chambre de son père. Cela faisait un moment maintenant que le Grand-Prêtre Orpheus y avait conduis son frère. Elle n'avait pas la moindre idée de ce qui pouvait s'y passer. Elle n'avait pas le droit d'entrer et même elle ne savait que très peu de chose sur l'état de santé de son père.
Il avait été gravement blessé lors de l'attentat mais avait survécu. Cela faisait des semaines qu'il luttait contre ses blessures. Et il y'a quelques jours, Orpheus les avait tous convoqués.

Si Orpheus avait convoqué toutes les forces politiques de l'empire, c'est que la nouvelle à anoncer devait être de première importance. Certes, elle pouvait concerner la mort de l'Empereur et c'était ce à quoi tous ici s'attendait. Mais Peppie tenait à garder espoir. Il pouvait y avoir d'autres raisons, comme l'identification de l'assassin par exemple. Oui, elle voulait s'accrocher à l'espoir, aussi mince pouvait-il être, que son père parviendrait à rester en vie.

A peine avait-elle formulé cette prière silencieusement que la porte s'ouvrait pour laisser passer Orpheus, l'air grave. Il émanait de l'obscurité de la chambre une odeur lourde, désagréable et âcre. Une odeur d'homme malade, songea Peppie pour se rassurer.

L'entrée du Grand Prêtre mit immédiatement fin aux rares conversations qui avaient démarré dans le petit salon. Tous s'étaient retourné vers lui et ne le quittaient plus des yeux, attendant le Verdict.
" Mes Seigneurs, merci d'être venu aussi vite." Commença-t-il gravement. " Je sais que pour certains d'entre-vous, le voyage a été long..."